

Fondée par Lucie Basch, l’application qui propose des réductions sur des invendus alimentaires s’est imposé comme un acteur incontournable de cette lutte.
Pour répondre à cette crise environnementale et économique qu’est le gaspillage alimentaire, certains entrepreneurs prennent les choses en main et proposent des alternatives. C’est le cas de Lucie Basch, fondatrice de l’application Too Good To Go, qui permet aux consommateurs de récupérer à prix réduit des produits alimentaires invendus dans des commerces locaux. « Au début, l’objectif était simplement de démocratiser la lutte contre le gaspillage et de s’assurer que tout le monde puisse y prendre part », explique-t-elle en 2021 dans Forbes.
Une application reconnue et efficace
Le concept est simple : les utilisateurs demandent sur l’application un « panier surprise » en provenance d’une entreprise partenaire qui contient les invendus du jour, et que l’on vient récupérer à la fermeture des magasins. Cela permet d’éviter que des produits encore consommables ne soient jetés. En 2023, l’application a permis de sauver plus de 120 millions de repas à travers l’Europe, dont 70 millions en France, montrant ainsi son large impact.
Un véritable succès environnemental, donc, mais aussi populaire : Too Good To Go figure parmi les applications les plus téléchargées dans la catégorie Food & Drink sur le Google Play Store et l’Apple Store en France. Et en 2023, elle a même été distinguée comme l’une des meilleures applications mondiales sur l’Apple App Store et a été incluse dans le classement des « 100 entreprises les plus influentes » du magazine Time.
Too Good To Go offre un avantage financier notable pour les utilisateurs en leur permettant d’acheter les paniers surprise à prix réduits, souvent jusqu’à 70 % moins cher que le prix initial des produits. L’application, quant à elle, se finance principalement grâce à une commission prélevée sur chaque transaction effectuée via l’application.
Lorsqu’un utilisateur achète des invendus à prix réduit, la plateforme perçoit une part du montant payé. Ce modèle économique lui permet de rester viable tout en contribuant à la lutte contre le gaspillage alimentaire, sans impacter les utilisateurs et en permettant aux professionnels partenaires de limiter leurs pertes.